Le 13 février est l’anniversaire de l’entrée de la France dans le club - désormais ouvert et incontrôlable - des puissances nucléaires.
Ce jour là en 1960, en pleine guerre d’indépendance en Algérie, la 1ère bombe nucléaire française explosait, 4 fois plus puissante que celle d’Hiroshima.
Après cette date et jusqu’en 1996, l’état français effectua 209 autres essais nucléaires (13 dans le Sahara et 193 en Polynésie), davantage entourés de mystère que de précautions pour les hommes qui y assistèrent et pour le milieu ambiant.
Les victimes de ces essais attendent toujours que l’état français reconnaisse que l’explosion d’une bombe comportait un risque pour la santé (sic).
Aujourd’hui :
En France et en Algérie des milliers de personnes souffrent des conséquences des essais nucléaires et ne sont toujours pas véritablement reconnus ni indemnisés.
On continue à cacher la vérité sur les nombreux "accidents" qui ont eu lieu.
La technologie nucléaire est dispersée et met en danger l’humanité entière.
À l’occasion de la Marche Mondiale pour la Paix et la Non Violence des milliers de personnes, de personnalités et d’organisations de 90 pays, dont la France et l’Algérie, affirment qu’il est temps de sortir de la préhistoire et de la guerre.
Il est essentiel de réconcilier les peuples algériens et français. Les discriminations que nous subissons ont souvent leurs racines dans les mensonges et les malentendus qui existent entre nos deux pays.
L’état français - qui aime à se considérer comme le champion des droits de l’homme - doit reconnaître ses erreurs et assumer ses responsabilités en particulier dans sa politique nucléaire.
Nous envoyons ce message en espérant que les journalistes fassent preuve de professionnalisme, enquêtent et informent des véritables conséquences de l’arme nucléaire.
Nous soutenons toutes les victimes (les Algériens, les Polynésiens et les vétérans de l’armée ainsi que leurs familles) dans leurs démarches pour être reconnus et indemnisés.
Nous demandons l’application des traités internationaux et la destruction totale des armes de destruction massive (nucléaire, etc.) si dangereuses en cette période de troubles et de crise.
Nous demandons qu’en France et en Algérie à travers les médias, à l’occasion de la Marche Mondiale pour la Paix et la Non Violence, s’instaure à travers l’éducation une véritable culture de paix et de non-violence.
Nous demandons à nos dirigeants de consacrer leurs moyens (qui sont avant tout les nôtres) au développement, à l’éducation et à la santé.
Les centaines d’organisations, les personnalités, les citoyens qui composent la Marche Mondiale, demandent à être écoutés pour que l’on sorte définitivement de cette culture arrogante et violente qui nous conduit au désastre humain.
Nous avons toujours pensé que la France restera la championne des droits de l’homme, des droits civiques et de l’éthique politique universelle, mais, quelques fois, nous sommes décontenancés et déçus. Ce grand pays, peut encore se rattraper et reconnaitre les erreurs de son histoire coloniale.